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Loi n°2021-478 du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste (2021) Law No. 2021-478 of 21 April 2021 to protect minors from sexual crimes and offenses and incest

Law No. 2021-478 of 21 April 2021 to protect minors from sexual crimes and offenses and incest (2021) introduces four new statutory offenses into the French Criminal Code to punish sexual acts against children: (i) the crime of rape against a minor under the age of 15; (ii) the crime of incestuous rape against a minor under the age of 18; (iii) the crime of sexual assault against a minor under the age of 15; and (iv) the crime of incestuous sexual assault against a minor under the age of 18. The law now exempts courts from having to prove violence, coercion, threat or surprise in order to rule that a minor has been raped or sexually assaulted. The question of the child's consent therefore no longer arises under the age of 15 and 18 in cases of incest. The new law also extends the definition of rape to include oral acts and extends the scope of incest to include great-uncles and great-aunts. The law does not change the statute of limitations for sexual crimes against minors, which was extended by the so-called Schiappa law of 3 August 2018 strengthening the fight against sexual and gender-based violence. It remains set at 30 years as from the victim's majority, i.e. until the age of 48. However, the law introduced a "sliding” statute of limitation principle (principe de prescription glissante) whereby the statute of limitations for rape of a child can now be extended if the same person subsequently rapes or sexually assaults another child until the date on which the new offense becomes statute-barred (prescrite). To tackle "sextortion", the law introduces an offense where an adult incites a minor to engage in sexual practices on the Internet. Other amendments strengthen penalties for child sex trafficking and sexual exploitation. Perpetrators of sexual offenses against minors will be registered in a court file, and courts are encouraged to issue bans on activities involving contact with children

La loi n°2021-478 introduit dans le code pénal quatre nouvelles infractions pour réprimer les actes sexuels sur les enfants avec (i) le crime de viol sur mineur de moins de 15 ans ; (ii) le crime de viol incestueux sur mineur (de moins de 18 ans) ; (iii) le délit d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans et (iv) le délit d’agression sexuelle incestueuse sur mineur (de moins de 18 ans). La loi dispense désormais les juges d’établir une violence, une contrainte, une menace ou une surprise pour constater le viol ou l'agression sexuelle sur des mineurs. La question du consentement de l'enfant ne se pose donc plus en-dessous de l'âge de 15 ans et de 18 ans dans les affaires d'inceste. Ce nouveau texte complète également la définition du viol, en y mentionnant les actes bucco-génitaux et étend le périmètre de l'inceste aux grands-oncles et grands-tantes. La loi ne modifie pas le délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs, allongé par la loi dite Schiappa du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Il reste fixé à 30 ans à compter de la majorité de la victime, soit jusqu'à l'âge de 48 ans. Toutefois, un principe de "prescription glissante" est introduit. Le délai de prescription du viol sur un enfant peut désormais être prolongé si la même personne viole ou agresse sexuellement par la suite un autre enfant jusqu'à la date de prescription de cette nouvelle infraction. Pour lutter contre la "sextorsion", la loi prévoit un délit réprimant le fait pour un adulte d’inciter un mineur à se livrer à des pratiques sexuelles sur Internet. D'autres amendements renforcent les peines sanctionnant le proxénétisme et l'exploitation sexuelle des enfants.

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